LA MONASTÈRE DU SAUVEUR SAINT DANS CHORA
L'ÉGLISE DE PANAGIA DE BLACHERNAE
L'EGLISE DE SAINTE IRENE
L'EGLISE DES SAINTS APOTRES

LA MONASTERE DE SAINT SAUVEUR A CHORA

L'église de saint sauveur à Chora est le monument le plus important de la période des Palaeologues. Son unique ensemble d'icônes, la qualité et la beauté des mosaiques et des peintures murales (fresques), font d'elle une pièce maîtresse des chefs d'œuvre de l'art Byzantin.

L'origine du monument ne peut pas être tracée avec certitude. La référence la plus ancienne est citée dans le légendaire Synaxarion de 4 Septembre par Symeon Metaphrastes, selon lequel les reliques de Saint Babylas qui est décédé en 298, ont été transférées du quartier Nord-Ouest de la ville (Golden Horn ), à un endroit en dehors des mur, là où il y a un monastère appelé Chora.

Un biographe anonyme du 9e siècle attribue la construction du monastère à Saint Théodore, oncle de l'Impératrice Théodora, qui à été appelé par Justinien à Constantinople pour aider à la lutte contre la secte de Théopaschites (536).Théodore a choisi la place de l'ééglise en dehors des murs de Chora, à un endroit où il y avait une petite église et un groupe de cellules.

Avec l'aide de l'Empereur et de l'impératrice, Théodore a construit le monastère. Détruit par un tremblement de terre en 557, il a été reconstruit par Justinien, cette fois bien plus grand, avec une église voûtée revetue de marbre et consacrée à la Vierge. En même temps, trois autres églises ont été construites au voisinage et dédiées à Saint Anthemius, aux quarante martyres de Sebaste et au Archange Michel, aussi bien qu'un complexe de bâtiments dont des bains publiques et un hospice.

LA MONASTERE DE SAINT SAUVEUR A CHORA




L'ÉGLISE DE PANAGIA DE BLACHERNES

Le lieu de pèlerinage le plus connu et le plus célèbre de la Sainte Vierge à Constantinople était l'église de Panagia de Blachernes. Son histoire, dont la renommée à éété répandue partout dans tout le monde chrétien, marque l'ère Byzantine, et des grands éévénements associés qui lui sont associés, sont liés à l'histoire de la ville.

La première église du site de la source sacrée fut construite et décorée par Augusta Pulcheria entre 450 et 453, année de sa mort, et son époux l'empereur Marcien (450-457). La construction fût complétée et embellie plus tard par l'Empereur Léo 1er (457-474) qui a ajouté la fontaine de l'eau sacrée et les bains sacrés. Léo 1er a construit aussi l'église de Aghia Soros ( sainte relique) pour loger la sainte mantille et la robe de la Vierge qui ont été ramenées de Palestine en 473. C'est alors que l'église a été dotééée des biens. Procopius note que Justinien, pendant le règne de son oncle Justin 1er (518-527) a modifiéé et amélioré le construction initiale. La description de Procopius suggère que la basilique présentait un dôme supporté par des colonnes formant un demi cercle. Cette réénovation est mentionnée à deux éépigrammes de l'Anthologie Palatine.

Parfois les empereurs montraient leur intéérêt personnel pour l'église en faisant des donations et en ajoutant des nouvelle constructions et dééécorations. Justin XI (565-578) a ajouté deux apsides remodelant ainsi le plan en un trèfle et quelque siècles plus tard Romanus III dit Argyrus (1028-1034) a décoré avec de l'or et de l'argent les intrados des arcades. Une idée de l'importance du pèlerinage est constatéée pendant le règne de l'empereur Heraclius Neara qui met à la disposition des services de l'église 74 personnes: 12 presbytères, 18 diacres hommes, 6 diacres femmes, 8 sous-diacres, 4 chanteurs et 6 gardiens-portiers.

En 1070 un incendie a detruit l'église qui a été reconstruite par l'empereur ROMANUS IV le Diogène (1067-1078) et Michel VII Ducas (1071-1078). Le complexe entier des buildings est tombé en ruines en 1434, juste avant la conquête, quand quelque jeunes nobles ont voulu attraper des oisillons (lire historien G. Phrantzes) en grimpant sur le toit et en y mettant accidentellement le feu.

L'événement historique le mieux connu et le plus significatif s'est produit en 626, quand Constantinople a été assiéégééé par les Avars pendant que l'empereur Heraclius et ses troupes faisaient campagne contre les Perses à l'Asie Mineure. L'icône de la Vierge des Blachernes a éété porté tout le long des murailles lors d'une procession dirigée par le fils de l'empereur absent et le patriarche Sergius (610-638). Les Avars ont levé le siège le fait que la ville soit épargnée fut attribué à l'intervention directe de la mère de Dieu. La population entière s'est rééunie à l'église de la célèbre icône et dans un veille de nocturne elle a chanté débout l'hymne d'Akathistos à la gloire de la Vierge Marie.

En 834 la révolte d'Iconoclastes a été anéééantie et le réétablissement de l'Orthodoxie commémorant la reconstitution des icônes a éétééé célébré pour la première fois à l'église de Blachernes. La tradition cite qu'en 944 l'image du Christ (connu sous le nom de Mandylion saint) et la lettre du Roi Abgar ont été apportées d'Edessa et placées dans le parecclesion de l'église.

Après 1204 date à laquelle les lieux de pèlerinage aient passéé dans les mains des latins il eut fallu attendre jusqu'à ce que John III Ducas Vatatzes (1222 1254), empereur de l'empire de Nicaean, qui a acheté des catholiques l'église de Panagia de Blachernes avec beaucoup d'autres monastères de Constantinople. En 1348 des pirates Génois ont causé des dommages sur les lieux. Après le feu destructif de 434 et la chute de Constantinople, rien n'est resté intact sur les lieux des riches et célèbres lieux excepté le site de la source sacrée. L'endroit est tombé entre des mains des ottomans jusqu'à 1867 date à laquelle il a été acheté par l'association des commerçants des fourrures orthodoxes grecs., qui a construit une petite église contenant le hagiasma.

L'ÉGLISE DE PANAGIA DE BLACHERNES

L'EGLISE DE SAINTE IRENE

Theophanes, Codinus et autre historiens attribuent la construction de l'église de sainte Irène à Constantin le Grand. Cependant, l'historien Socrates mentionne qu'une petite église existait précédemment sur les lieux qui a été reconstruite par l'empereur qui l'a nommée Sainte Irène. De Constantin à Justinien, cette église a été considérée comme la plus importante église de Constantinople. Une autre source d'information plus récente, " la vie de Saint Stéphane le Jeune ", écrite en 808 fait reference que le second conseil oeucumenique qui en 381 a condamné Macédonius le Pneumatomache en proclamant le dogme de la consubstantialité de la sainte Trinité, a eu lieu a sainte Irène.

L'EGLISE DE SAINTE IRENE




L'EGLISE DES SAINTS APOTRES

L'église des saints apôtres a été construite par Constantin le grand au 4e siècle. L'empereur est mort à Nicomedia en 337 avant la fin des travaux. Quand l'edifice a été terminé, les reliques de Constantin le Grand ont été transférés au mausolée de l'église de saint apôtres par Constance qui fut son succéseur.

En 356 ou 357, Constance a ramené à Constantinople les reliques de Saint Andrée de Achaia et celles de saint Luc l'évangeliste et de st Timothéée de Ephèse. Deux siècles après plus tard, l'église des saint apôtres avait besoin d'une reconstruction totale. Selon Procopius et autres historiens qui ont suivi, l'église a été reconstruite par Justinien. L'église que Justinien a réalisé fut étudiée et construite par les célèbres architectes Anthemius de Tralles et Isidorus de Miletus

L'empereur Basil 1er de Macédoine (867-886) a rénové l'édifice. En 1328 a tremblement de terre a fait tomber la statue de l'Archange Michel qui Michel VIII Paleologue (1261-1282) avait posé en haut d'une colonne pour commémorer la reconquête de la capitale par les Byzantins et la fin du contrôle latin. L'église après qu'elle soit une fois encore restaurée complètement par Andronicus II Paleologue (1282-1328) a été abandonnée aux ravages du temps et des négligences.

Jusqu'au 11e siècle, la plus part d'empereurs et beaucoup des Patriarches et évêques ont été enterrés à cette église et les reliques de plusieurs entre eux ont été vénérées par les fidèles. Avec les ossements de Saint Andrée l'Apôtre, de Saint Luc l'Evangéliste et de Saint Timothée d'autres reliques de plus grands patriarches et pères de l'église comme Saint Jean Chrysostome et Saint Grégoire le Théologien ont été placés dans des reliquaires de chaque côté de l'écurie de seigneurs. Il y avait ainsi des rangées entières des reliquaires contenant les ossements d'un grand nombre d'autres saints et martyres. Partie de la ainsi nommée colonne de flagellation à laquelle le Christ fut attaché et fouetté a été transféré à l'église des saints apôtres. Cette relique vénérée est aujourd'hui gardée à l'église patriarcale de Saint George à Phanar(Constantinople).

La plupart des reliquaires, les récipients en or, et en argent décorés avec des pierre précieuses, les icônes, les couronnes impériales, les somptueux vêtements ecclésiastiques et autres objets importants de l'église des saint apôtres ont été transférés en dehors de Constantinople , à l'Europe occidentale, quand la capitale Byzantine a été prise par les croisés en 1204. Aujourd'hui, ces trésors inestimables enrichirent les collections des différents musées ; plus particulièrement celui de Rome, et de l'église San Marco à Venise. L'historien Nicetas Choniates mentionne que les croisés ont pillé les tombes impériales et dérobé l'or et les pierre précieuses. Celle de Justinien n'a pas été épargné non plus.
En 1461, Mehmet II, a démolit l'église de saints apôtres et construit sur ce site une mosquée.

L'EGLISE DES SAINTS APOTRES